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« Le tout est de savoir de quoi on parle »
Lorsque les gens voient que nous sommes capables de résoudre leurs problèmes, nous sommes vite acceptés. Je considère de nombreux clients comme des amis.

« Le tout est de savoir de quoi on parle »

Le secteur du recyclage est encore trop souvent perçu comme un univers d’hommes. Pourtant, il n’en est rien. De plus en plus de femmes se font une place dans l’industrie de la collecte et du traitement des déchets. Nous nous faisons un plaisir de vous les présenter. Dans chaque numéro, nous cédons la parole à une femme travaillant dans ce secteur, pour qu’elle nous parle de son métier et de ce qui fait qu’elle l’apprécie tant. Elisabeth Lemmens, propriétaire de Kayak Maritime Services, assure une seconde vie aux déchets des navires de mer.

Qu’ont en commun le monde de la navigation maritime et celui du recyclage ? Une fois qu’on a attrapé le virus, on ne peut plus s’en défaire. Kayak Maritime Services opère au croisement des deux secteurs. Rien d’étonnant donc à ce qu’Elisabeth soit aussi « mordue ». « Le matin, on ne sait jamais de quoi la journée sera faite. Certaines personnes pourraient détester ça, mais pour moi, c’est justement ce qui rend le travail si passionnant. Il s’agit avant tout de résoudre des problèmes, et lorsqu’on y parvient avec toute l’équipe, on reçoit beaucoup de gratitude en retour. »

24 heures sur 24, 7 jours sur 7

Kayak Maritime Services était un prestataire de services logistiques au moment de sa création en 1997, mais l’entreprise a rapidement étendu ses activités à la collecte de déchets solides de navires de mer. Aujourd’hui, il s’agit de son activité principale. Elisabeth est juriste de formation. C’est d’ailleurs à la suite d’une demande d’aide juridique qu’elle s’est lancée dans l’aventure. Sa sœur Karin était alors à la barre. « Elle m’a demandé si je pouvais l’aider à régler le partage de la société lorsqu’elle s’est séparée de son époux. Je ne suis jamais partie. J’ai d’abord occupé un poste administratif, mais quand on travaille dans une entreprise familiale qui se tient à la disposition de ses clients 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, on ne tarde pas à passer à un rôle opérationnel. »

Une petite communauté

Les deux sœurs ont tout géré à elles seules jusqu’en 2013. Aujourd’hui, Elisabeth dirige la société avec son époux David Mahieu, assistés d’une équipe de quatorze personnes, qui compte un nombre remarquablement élevé de femmes. « Il n’y a pas de raison que ce soit un inconvénient dans le monde où nous vivons. Le tout est de savoir de quoi on parle. C’est ça qui compte. Finalement, il s’agit d’une petite communauté, dans laquelle on n’entre pas si facilement. Notre nom de famille est un atout à cet égard, car il est connu depuis longtemps dans le port. En effet, mon père collectait autrefois les huiles usagées des bateaux. Lorsque les gens voient que nous sommes capables de résoudre leurs problèmes, nous sommes vite acceptés. Je considère de nombreux clients comme des amis. »

Récupérer encore plus

Une fois les déchets de ses clients collectés, Kayak les apporte dans des centres de tri pour qu’ils y soient traités. « Depuis que les bateaux paient une contribution et peuvent ensuite déposer leurs déchets gratuitement dans n’importe quel port, les volumes ont considérablement augmenté. C’est une avancée importante pour l’environnement et pour notre secteur, mais il y a encore beaucoup à faire. À l’heure actuelle, 60 % des déchets sont encore brûlés. En introduisant différents sacs pour différents flux, nous pourrions récupérer encore plus. Mais cela requiert d’agir au niveau mondial. Un objectif pour lequel nous continuons de militer. »   

Elisabeth Lemmens​

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