Le recyclage du plastique est sous pression. Nous enfonçons là une porte ouverte. Mais la situation risque de devenir encore moins rose avec l’interdiction d’exporter vers les pays non membres de l’OCDE imposée par le règlement sur les transferts de déchets à partir de novembre. Nous risquons de nous retrouver avec une montagne de déchets, principalement des plastiques de faible valeur. Valipac souhaite, sur la base d’une exploration de marché, identifier les entreprises de recyclage qui ont la capacité de donner une seconde vie à deux flux notoirement difficiles, les big bags et les films colorés de faible valeur. Valipac souhaite garantir les capacités de recyclage de ces deux flux de déchets d’emballages industriels et les mettre à la disposition de ses opérateurs affiliés.
La réglementation sur les transferts de déchets entrera dans une nouvelle phase en 2026. Dans un premier temps, des obligations administratives supplémentaires seront introduites à partir du 21 mai. Une notification sera désormais requise pour exporter des déchets. À partir de novembre, l’exportation de déchets plastiques vers des pays non membres de l’OCDE sera même totalement impossible. « Dans la pratique, nous assisterons à une augmentation considérable des volumes de déchets plastiques restant en Europe dès le printemps. Les autorisations d’exporter seront soumises à des garanties bancaires et devront également être approuvées par les autorités compétentes du pays de destination, un processus qui peut prendre des mois. De nombreuses entreprises éviteront ces efforts et les coûts qui y sont associés si les exportations sont finalement complètement supprimées en novembre », explique Xavier Lhoir, deputy managing director de Valipac, soulignant l’urgence du problème.
« Nous risquons de nous retrouver avec une montagne de déchets si nous ne trouvons pas de capacités de recyclage et des nouvelles applications pour ceux-ci. Aujourd’hui, celles-ci n’existent pas pour tous les flux, ce qui pose un problème pour l’ensemble de la chaîne », prévient Xavier Lhoir. « Les recycleurs de plastique sont déjà soumis à une forte pression en raison des conditions difficiles du marché. L’interdiction des exportations fera encore baisser les prix. Mais s’ils ne reprennent plus les matériaux, cela aura également un impact sur les chiffres de recyclage de Valipac, sur le service des opérateurs et, en fin de compte, sur le tri à la source chez les producteurs de déchets que nous soutenons depuis des années grâce à nos primes.

C’est précisément pour cette raison que Valipac souhaite prendre ses responsabilités. Elle lance donc une exploration de marché pour deux flux pour lesquels elle ne voit pas de débouchés à court terme. Il s’agit d’environ 6 000 tonnes de big bags (qualité A, B et C) et d’au moins 10 000 tonnes de films colorés de faible valeur (50/50, 60/40, films de construction et films de broyage) qui risquent autrement d’être incinérés et que Valipac souhaite recycler le plus localement possible. En offrant une compensation financière, Valipac espère trouver des recycleurs de plastique qui disposent de la capacité nécessaire pour recycler ces flux en regranulés et qui sont prêts à réserver cette capacité aux opérateurs affiliés à Valipac. Les recycleurs candidats peuvent se manifester par e-mail à l’adresse xavier.lhoir@valipac.be. « Pour ces deux matériaux, nous recherchons de préférence des partenaires de recyclage capables de traiter l’intégralité du volume et toutes les qualités de big bags ou de films et qui produisent des granulés à partir de ces flux. Veuillez également mentionner dans votre e-mail les partenaires avec lesquels vous pourriez éventuellement collaborer pour le prétraitement des matériaux », ajoute Lhoir. Les entreprises qui ont des questions concernant cette exploration de marché peuvent également contacter Xavier Lhoir.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à la fin du mois de mars. « Nous espérons vraiment que cette initiative donnera un coup de pouce à l’ensemble de la chaîne de valeur du recyclage du plastique et, par extension, à l’économie circulaire dans son ensemble. Nous devons maintenant tout mettre en œuvre pour ne pas perdre la capacité de recyclage que nous avons développée jusqu’à ce que les objectifs contraignants en matière de contenu recyclé obligatoire dans les produits entrent en vigueur en 2030 », conclut Xavier Lhoir.
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